coucou la vie
j'ai beaucoup lu hier soir
il fallait que je me change les idées
pleins de bandes dessinées et de roman graphique
j'me réveille et la cigarette me donne la nausée
je crois que je pourrais arrêter de fumer
que mon corps il me dit : c'est le moment.
(on verra)
hier soir, j'ai réussi à écrire à Paul
je lui ai parlé de l'ambiguïté entre nous
et c'était chouette, j'ai cru qu'il n'allait pas prendre le temps d'écrire
et ben finalement, si, et c'était agréable.
il m'a dit que oui, il y a de l'ambiguïté mais que pour lui, pas de problème,
parce qu'il n'est pas en couple
et que pour lui, avec Sophie, ce n'était pas sérieux donc faut pas se prendre la tête
J'ose pas lui dire que Sophie m'a dit que ça la toucherait si il se passait quelque chose avec lui.
Sophie n'aimerait pas forcément que Paul sache qu'il a été un peu plus important que les autres ?
Je ne sais pas. Bref. Il a été dit qu'on devait ne pas se prendre la tête
(AHAHAHAHAHAHAHAHH)
J'arrive pas à savoir si ce genre de relation me va ?
je suis vraiment une fille qui ne supporte pas ne pas avoir le contrôle, je crois
et du coup ce genre de situation
(que je recherche mine de rien, il faut le dire
au vu de ma jeune expérience de la vie)
me rend complètement obsessionnelle
je me dis : et si ????
je me dis : peut-être que ????
je me dis : qu'est-ce qu'il pense ? veut ??????
et je deviens folle de la tête
j'adore cette sensation et en même temps je fais tout,
d'habitude,
pour y mettre un terme
je veux clarifier, discuter
choisir
parce que sinon je ne peux pas réfléchir
à autre chose.
Léa et Harold m'ont posées la même question :
qu'est-ce que tu veux, toi ?
et c'est fou, cette question m'a fait quelque chose.
qu'est-ce que je veux, moi ?
j'ai toujours eu des envies fugasses
des envies que je regrette après
je ne sais pas ce que je veux dans le temps
et quand j'agis je mets en place des choses pour que tout soit sérieux
avec des sentiments
avec de l'importance
car je veux être importante pour autrui ?
je ressens vraiment en ce moment
à quel point je suis double
il y a la part de la raison qui dit : tu ne feras jamais rien pour Sophie
il y a la part du coeur-libido qui dit : laisse-toi aller ma poule
mais je ne veux plus faire souffrir et souffrir
c'est trop dur après de s'en remettre
est-ce que je recherche la passion-souffrance ?
de quoi je veux me punir en allant vers des situations qui sont potentiellement douloureuses ?
pourtant j'avais dit stop à Valentin le musicien
j'avais réussi
mais en même temps, ce Valentin ne pensait qu'à lui
c'était facile de dire : eh oh, tu as pensé un moi un peu ?
c'était facile de savoir ce que je voulais vu qu'il ne s'en souciait pas.
là, c'est compliqué.
les gens se soucient de moi.
alors je me laisse aller, tranquillement, dans ce que veulent les autres ?
ce serait plus facile avec Paul si on ne s'écrivait pas de messages
je pourrais passer à autre chose dans ma tête, tranquillement
me dire : on verra quand il rentrera et voilà
je pourrais tranquillement continuer ma vie
mais là, il écrit des messages.
moi, j'adore les messages d'ambigus.
ça me retourne le bide. je suis toute folle et je n'arrive plus à dormir.
j'adore ça et en même temps ça m'empêche d'exister
et paradoxalement je me sens vivante.
et tout ça arrive et je me dis : tu as oublié Eme, ça y est.
je ressens du désir pour quelqu'un et Eme s'envole tout doucement.
alors je me dis : ok, Lucie, ça veut dire que les choses ne sont pas si importantes.
Paul non plus, alors. tu le sais que tu peux vite passer à autre chose dans ta tête.
la situation avec Paul est compliquée pour mon couple.
je le sais. et je ne l'arrête pas.
j'écris, je dis ce que je pense à Paul. Je dis : je veux qu'on soit ami.
et pourtant, l'ambiguité reste là.
j'ai l'impression de trahir ce que j'aime le plus.
ALORS QUE JE NE FAIS RIEN.
je veux dire, mon corps m'a dit : Lucie ne va pas voir Paul. et je l'ai écouté.
et là, il n'est pas là. donc rien ne se passe.
mais pourtant il y a des choses qui se passent à l'intérieur de moi.
j'ai UNE TROUILLE IMMENSE.
peur de perdre aussi ma Sophie, comme j'ai perdu les soeurs.
et pourtant à l'intérieur, je ne m'en soucie pas tant que ça.
C'est vraiment difficile à décrire.
j'ai la trouille. je me connais. je sais à quel point je m'attache vite et après c'est dur.
mais ça passe aussi, après.
donc ça ira. mais cinq semaines avec des messages, ça fait franchement peur.
pour ma concentration et mes ressentis.
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