ah la la la bonne blague
j'ai encore de quoi écrire ma parole
je vais d'abord recopier ce que j'avais écrit sur mon carnet blanc de zinzin le vingt huit juin deux mille vingt deux à Lyon
"je deviens folle
l'angoisse me consume
je tombe amoureuse de Paulo alors que ce n'est pas le as.
je suis obsédée par lui.
j'attendais un message de sa part. je l'ai eu parce que j'ai fait exprès de laisser mon bracelet dans son lit. je suis folle. vraiment dans ces moments là.
dans ma tête ça carbure. je me dis que tout ira mieux en couple avec lui. je me dis qu'il va me sauver. que ce sera parfait, enfin. et je sens que c'est la mort qui m'attend après ça.
c'est l'extrême toujours.
J'ai la trouille, je me sens seule et un trou béant à l'intérieur.
c'était beau avec Paulo.
Ces mains immenses et râpeuses qui tiennent fort les miennes. nos corps qui chavirent ensembles. les regards. les rires. les mots après. moi qui ai peur et qui parle beaucoup. je l'embrasse partout. j'ai envie de lui. il dort. on se réveille. on va manger ensemble. j'insiste pour payer. on se recouche. on dort. je me fais réveiller par la Sof. Je retourne me coucher. Il est beau. Il dort. Je le regarde. Il a chaud. Il est loin de moi.
On se réveille, il faut partir. On se serre fort et il m'embrasse dans le coup."
voilà le récit d'une Lucie, complètement folle à Lyon dans la chambre de Léa Cretenet.
en vrai, terrible moment. ça me faisait mal tellement j'avais plus l'impression de pouvoir contrôler mes pensées. c'était comme si ce n'était plus moi.
là, voilà je pense à Paul, j'me retiens de lui envoyer des chansons d'amour et de lui demander ce qu'il a pensé de notre nuit ensemble. mais en vrai c'est gérable de ouf. je veux dire, c'est pas une pulsion insurmontable. alors que l'autre matin là, BORDEL. j'avais l'impression que je pouvais plus rien faire. parce que ma tête était incontrolable.
après peut-être que c'était les règles, la fatigue, la redescente du festoch. mais quand même.
Bon et je crois que Paulo me plaît vraiment par contre, hormis tout ça. et quand on a fait l'amour c'était vraiment dingue. on se fendait la gueule, on se regardait droit dans les yeux. nos mains se serraient fort. j'ai adoré, adoré, adoré. j'aurais voulu qu'on le refasse TOUTE LA NUIT.
bon par contre j'ai parlé comme une tarée après l'avoir fait. je le regardais, je ne parlais plus. il m'a dit : "à quoi tu penses ????" et j'ai tout déballé ma TROUILLE des plans culs. lui, il réagissait de manière très retenue. en me disant "il faut laisser les choses se faire".
et le lendemain matin je crois que j'étais un peu triste qu'il ne me fasse pas plus de câlin que ça. qu'il aie envie de dormir un peu isolée de moi. ça m'a rendue encore plus éprise de lui, BIEN SUR. il me fait un peu penser à Adrien sur certains points. TERRRRIIIIBBBBBLE.
voilà. je lui ai écrit un message ce soir pour lui demander si il était requinqué. on parle de tout et rien, c'est très factuel. mais ça me permet de dédramatiser un peu tout ce qu'il se passe dans ma tête uuuuuuuuuuuuuuuuuuh. genre : ça va, on s'est pas ultra rapproché juste parce qu'on a couché ensemble. t'as cru quoi toi !!?????
VOILA.
pauvre CRAP
je sais pas trop ce que j'ai envie maintenant que la folie est passée et que c'est plus gérable
le revoir ? peut-être ? mais je crois qu'on ne prévoit pas ce genre de chose apparemment
lui n'en a pas forcément envie il me semble.