samedi 22 janvier 2022

le vingt deux janvier deux mille vingt deux

 bonne année, j'ai pas écrit ici depuis mille ans

et je n'ai pas dessiné depuis mille ans

(je suis assez triste de ça, je m'y étais vraiment mise et là j'ai du mal à y retourner)

j'ai écouté une vidéo de solangeteparle sur la solitude

et elle a dit un truc qui est resté dans ma tête de OUF :

c'est le truc du bourreau / victime

je suis victime et bourreau de moi-même et des autres

ce truc de : je suis à part, je suis seule

alors que ce n'est lié qu'à mes croyances, qu'à mon prisme de vision

parfois je me sens entièrement, pleinement dedans

et oui, peut-être que ça a un rapport aux autres

telle chose qu'ils ont dite

mais pas vraiment

je veux dire, si j'avais dans un moment chouettos je n'aurais pas retenu LA PHRASE qui m'isole

c'est délirant comme mes pensées forgent ma réalité

d'une manière que je n'arrive pas à gérer

(enfin pas tout le temps, ne pas aller dans les extrêmes Lucie Girardot)

je suis fatiguée de me laisser submerger par certaines pensées que je cristallise

petite déprime quand même en ce moment, il faut le dire

pas trop le coeur à l'ouvrage

j'aimerais mieux arriver à accepter certaines personnes, certaines émotions

mardi soir, suis allée chez chez ma mère

pour Charlotte, d'abord (peine de coeur)

puis il y avait Fanny, il y avait ma mère et Vana

et je me suis sentie forte au début

à me dire : ok, c'est les problèmes de gens que j'aime

mais quand je suis rentrée dans le bus

j'ai été envahi d'une grande tristesse

d'une grande impuissance

et puis je rentre et Harold est malade

et je m'occupe de lui alors que j'ai pas l'envie ni l'énergie

c'est difficile. c'est toujours lui qui trinque

alors je fais des efforts

mais j'arrive pas à savoir si c'est ça, le sacrifice

ou si réellement ce sont juste des efforts sympathiques pour la personne qu'on aime

et il y a Momo

elle me fait du bien mais j'me suis forcée à sortir l'autre soir pour elle

et dès que je la voie ça fait du bien

et là ça va pas, donc autant sortir

je suis épuisée émotionnellement je crois

et j'arrive pas à l'accepter : j'me dis Lucie tu en rajoutes ça va quand même hein

mais là j'accepte pas en disant ça, ce que je ressens

ce n'est pas gros, ce n'est pas petit

c'est ce que je ressens et voilà

et bourreau victime encore

je suis mon bourreau en disant : HEHO CE N'EST PAS GRAVE LUCIE

et je suis la victime en disant : MAIS SI C'EST GRAVE J'AI MAL ET PERSONNE NE VOIE RIEN MÊME PAS TOI-MÊME

je suis épuisée de ce genre de schéma

j'aimerais arriver à faire des choses qui me font du bien

mais là ça va vraiment pas trop

et j'me rends compte que quand Harold est HS, ben j'ai du mal à me gérer

et ça, ça m'énerve un peu...

j'suis pas indépendante ?

mais si. c'est juste que quand il est pas dispo, ben tu mets plus de temps à aller mieux

mais ça ne veut pas dire que tu vas mal jusqu'à la fin des temps. VOILA


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