bonne année, j'ai pas écrit ici depuis mille ans
et je n'ai pas dessiné depuis mille ans
(je suis assez triste de ça, je m'y étais vraiment mise et là j'ai du mal à y retourner)
j'ai écouté une vidéo de solangeteparle sur la solitude
et elle a dit un truc qui est resté dans ma tête de OUF :
c'est le truc du bourreau / victime
je suis victime et bourreau de moi-même et des autres
ce truc de : je suis à part, je suis seule
alors que ce n'est lié qu'à mes croyances, qu'à mon prisme de vision
parfois je me sens entièrement, pleinement dedans
et oui, peut-être que ça a un rapport aux autres
telle chose qu'ils ont dite
mais pas vraiment
je veux dire, si j'avais dans un moment chouettos je n'aurais pas retenu LA PHRASE qui m'isole
c'est délirant comme mes pensées forgent ma réalité
d'une manière que je n'arrive pas à gérer
(enfin pas tout le temps, ne pas aller dans les extrêmes Lucie Girardot)
je suis fatiguée de me laisser submerger par certaines pensées que je cristallise
petite déprime quand même en ce moment, il faut le dire
pas trop le coeur à l'ouvrage
j'aimerais mieux arriver à accepter certaines personnes, certaines émotions
mardi soir, suis allée chez chez ma mère
pour Charlotte, d'abord (peine de coeur)
puis il y avait Fanny, il y avait ma mère et Vana
et je me suis sentie forte au début
à me dire : ok, c'est les problèmes de gens que j'aime
mais quand je suis rentrée dans le bus
j'ai été envahi d'une grande tristesse
d'une grande impuissance
et puis je rentre et Harold est malade
et je m'occupe de lui alors que j'ai pas l'envie ni l'énergie
c'est difficile. c'est toujours lui qui trinque
alors je fais des efforts
mais j'arrive pas à savoir si c'est ça, le sacrifice
ou si réellement ce sont juste des efforts sympathiques pour la personne qu'on aime
et il y a Momo
elle me fait du bien mais j'me suis forcée à sortir l'autre soir pour elle
et dès que je la voie ça fait du bien
et là ça va pas, donc autant sortir
je suis épuisée émotionnellement je crois
et j'arrive pas à l'accepter : j'me dis Lucie tu en rajoutes ça va quand même hein
mais là j'accepte pas en disant ça, ce que je ressens
ce n'est pas gros, ce n'est pas petit
c'est ce que je ressens et voilà
et bourreau victime encore
je suis mon bourreau en disant : HEHO CE N'EST PAS GRAVE LUCIE
et je suis la victime en disant : MAIS SI C'EST GRAVE J'AI MAL ET PERSONNE NE VOIE RIEN MÊME PAS TOI-MÊME
je suis épuisée de ce genre de schéma
j'aimerais arriver à faire des choses qui me font du bien
mais là ça va vraiment pas trop
et j'me rends compte que quand Harold est HS, ben j'ai du mal à me gérer
et ça, ça m'énerve un peu...
j'suis pas indépendante ?
mais si. c'est juste que quand il est pas dispo, ben tu mets plus de temps à aller mieux
mais ça ne veut pas dire que tu vas mal jusqu'à la fin des temps. VOILA
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