vendredi 12 novembre 2021

le douze novembre deux mille vingt et un

 je vis des moments passionnés en ce moment


ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé à ce point-là


j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps

pour un anniversaire

où je me suis résolue à ne rien attendre

et puis les choses arrivent quand même :

demain, on le fête. avec toute la famille.

j'ai pleuré, pleuré, pleuré 

en me disant : vivement que l'anniversaire soit fini.

et le soir, tard, Charlotte a voulu m'appeler

et juste avant, Fanny m'a dit que je ne serai pas oubliée.

j'ai cru que toutes deux voulaient perturber les traditions.

enfin non, pas perturber. les modifier.

et au final, non.

elles sont là, juste pour moi. 

ça m'a épuisée.


et puis j'ai beaucoup fait la fête. 

avec des gens tout nouveau

Sophie est partie au Mexique

Léa est à Lyon

et au final, j'ai l'impression de pouvoir créer de nouvelles amitiés 

en me prenant moins la tête

c'est étrange !


et je suis allée à la rodia jeudi soir

il y avait Paul.

Paul, c'est un mec que Sophie a fréquenté.

La première fois que je l'ai vu (c'était pendant le couvre-feu)

il m'a plu beaucoup

et quand Sophie a dit "c'est lui, Paul"

j'me suis dit : merde.

mais en soi, pas grave. tant pis. 

puis, après une soirée avec Fanny Michon et ses copines,

en rentrant, il était là avec Sophie et leurs copains

au dessus de battant, à la pétanque.

j'ai pris des trucs pour la première.

et lui me parlait beaucoup. et m'invitait à venir chez Sophie.

en arrivant là-bas, j'ai vomi toutes mes tripes et j'ai dormi avec leur pote Dave.

puis je l'ai revu à une autre soirée à la colloc

et là j'ai senti qu'il me draguait de fou. 

Léa a confirmé. Sophie aussi.

Mais Sophie a dit : je n'aimerais pas qu'il se passe quelque chose entre vous deux.

très bien, ma Sophie. pas touche, alors.

mais là, à la rodia, jeudi soir. il était là, tout mimi. avec ses jolis sourires.

complètement défoncé.

il m'a dit qu'il me trouvait belle.

qu'il m'aimait beaucoup. il m'a dit : je suis amoureux.

j'ai dit : tu es défoncé.

je lui ai dit : on ne peut rien faire par rapport à Sophie. 

et aussi : si tu es amoureux, c'est pas possible. moi je suis déjà amoureuse. 

je lui ai même demandé pourquoi il ne pouvait pas juste couché avec moi

-par curiosité-

il m'a dit : je veux plus que coucher avec toi, c'est tout.

et puis, on était tout seul, je fumais une clope, dehors, sur la terrasse de la rodia.

et nos nez se touchaient. et il me serrait fort.

et j'ai eu une envie très forte de câlin. de bisous.

lui disait : je veux te faire des bisous partout.

ça m'a émue. mais déstabilisée.

je me suis dit : il veut plus que des bisous.

il a même dit : je veux faire l'amour avec toi.

moi, je n'avais pas envie.

je n'ai pas envie de faire l'amour en ce moment.

(je ne sais pas si c'est à cause d'Eme).

enfin si j'ai envie. mais je veux pas qu'on me touche.

(ça m'a fait pensé à la chanson Hotel Thérèse de Julien Doré)

on s'est embrassé contre la vitre. c'était tout doux. et je lui ai fait un gros câlin ensuite.

j'avais l'impression d'embrasser un géant.

(j'ai jamais eu des amoureux très grands en fait)

ensuite ses copains ont débarqué.

j'ai retrouvé mes copains à moi.

j'ai même croisé Bryan, le type qui m'a dragué l'été dernier 

on est sorti tous.

on attendait Asmir (sac perdu)

il faisait froid, puis on est parti tous ensemble.

toi tu m'as embarqué sur ton vélo et tu as failli nous faire tomber dans le Doubs.

j'ai rigolé, mais pas trop. ça commençait à me faire peur.

et dans ma tête je me disais : Sophie.

je me disais : s'il est amoureux, c'est compliqué.

j'ai remarqué que tu avais perdu ton bonnet.

tu m'as demandé de t'attendre le temps que tu aies le chercher.

je ne t'ai pas attendu, je suis partie à la colloc.

toi tu m'as trouvé sur messenger, tu m'as appelé plusieurs fois.

je n'ai pas décroché. j'avais peur.

et j'avais le corps tout chaud.

je crois que j'avais simplement envie de dormir avec toi. 

contre toi. tout simplement.

un grand corps de géant aux yeux bleus.

tu n'es vraiment pas mon genre, c'est dingue ! 

un blond, grand, aux yeux bleus.

jamais vu ça moi -à part peut-être Olivier David à rigueur.

et puis, je te demande où tu es 

tu me dis : viens chez Asmir.

moi je dis : non, je rentre.

tu me dis : invite-moi.

je te dis : je vis chez mon copain.

tu me dis : bonne nuit.

et je m'excuse pour tout ça. 

c'est très étrange ce que je ressens.

j'ai pas arrêté de penser à toi, ça tourne ne boucle.

je sais pertinemment que de mon côté il n'y a pas de sentiment.

mais ça se bouscule dans ma tête.

avec Harold, on dit : couple libre ! 

mais on est des bébés. j'arrive pas à savoir ce qui pourrait nous faire du mal. 

et puis, il y a ma Sophie qui est partie au Mexique et que je n'ai pas envie de toute perturbée.

je crois qu'elle a un peu de sentiment pour Paulo. 

bon et puis tu me demandes si on peut se voir pour un café le lendemain. 

et je te dis : non, je suis crevée.

tu insistes : demain ?

ça me perturbe. je n'ai pas l'impression que tu es quelqu'un qui insiste. 

et c'était sympa. moi j'ai cru que c'était pour reparler de l'autre soir, mais non. 

tu me posais pleins de questions, j'ai senti que tu voulais apprendre à me connaître

-tu parles beaucoup quand tu bois, mais tu écoutes très peux.

j'ai beaucoup parlé. et peu poser de questions. très étrange ! alors que tu m'intimides beaucoup !

je tremblais de caféine et de fatigue

mais j'étais bien. 


en résumé : je crois que l'ambiguité, la drague

C'EST QUELQUE CHOSE QUI M'OBSEDE

vraiment

et puis là, c'est un peu glauque, vu qu'il y a eu l'histoire avec Sophie avant

enfin, pas glauque comme il y a déjà pu avoir

un autre glauque un peu plus sein

MAIS QUAND MÊME

je suis très fatiguée de faire la fête en ce moment, et j'ai très peu de motivation pour le reste

je lis des mangas et j'attends que la nuit arrive pour souffler un peu


et puis Paul part en Espagne lundi pendant plusieurs mois

je vais pouvoir souffler un peu


j'en parle beaucoup avec Harold

je suis très sincère

je ne sais pas si ça me protège ou non

et si ça le protège ou non

mais ça va pour le moment


c'est juste je me sens vraiment toute papillonneuse

j'adore cette sensation mais elle m'empêche de faire quoi que ce soit

j'ai tellement besoin d'être rassurée en ce moment

que là, un peu d'amour de géant, ça ne me fait pas de mal


rah la la la

ce n'est plus Lucie et son coeur d'artichaut

c'est Lucie et le désir

je suis pleinement amoureuse d'Harold George

c'est mon rayon de soleil

et là je suis toute perturbée

mais ça va, je me sens vivante

et je ne me précipite pas dans le néant

pour apaiser ma peine

j'essaye de faire les choses au mieux.

pour moi, pour les autres.


je crois que j'aime l'ambiguité avec Paul.

mais que je ne vais pas non plus vers l'extrême Lucie qui veut tout tout de suite

je vais laisser le temps faire les choses et suivre ce que j'ai envie

là ce que j'ai envie c'est d'amour un peu partout

sans excès

sans action-noyade

juste de l'amour autour et l'envie de créer un peu

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