mardi 11 mai 2021

s'essayer à l'introduction de mon mémoire dans un nouveau cadre : le blog

Dans toute oeuvre se cache l'Autre. 
- L'Autre en soi, qu'on déploie en plusieurs personnages, plusieurs histoires. 
- L'Autre d'avant : les mots, les images qui nous viennent de l'expérience de la vie. 
- L'Autre d'après, qu'il soit réel ou imaginé par l'auteur, celui qui reçoit l'œuvre. 
Que l'on soit écrivain, peintre, photographe, cinéaste, danseur, musicien, c'est l'Autre qui nous guide vers la création. Un journal intime, par exemple est oeuvre uniquement pour soi : car l'Autre recherché, c'est soi. 

S'il y a art qui ne peut oublier la présence de l'autre c'est bel et bien les arts de la scène. Car si l'Autre est présent physiquement, il l'est en plus dans la même temporalité que la représentation. Tout a lieu devant lui, là, de manière éphémère et véritable. Sa présence, quand bien même cachée par le noir, est indéniable. Un spectacle n'existe pas sans public, sans yeux pour regarder, sans oreilles pour frémir. L'Autre d'après est là, tout de suite, maintenant. Ses rires, le comédien les entendent. Si nous parlons d'arts de la scène, nous choisirons de parler ici uniquement du théâtre. Car au sein de cette réflexion sur l'altérité artistique, s'il y a bien un art de la scène qui est double, et donc qui est autre de part simplement sa nature, c'est le théâtre. Si le public est l'Autre efficace, à vif, l'auteur qui écrit la pièce de théâtre peut ne jamais y avoir accès. Ce qui fait que pour le théâtre, il s'agirait de ce processus : 

L'Auteur écrit avec l'autre en soi : il créé des personnages, multiples lui / L'Autre d'avant (intertextualité) / L'Autre d'après : le lecteur, le metteur en scène et puis, enfin le public.

L'auteur dramatique recherche aussi l'Autre créateur, c'est-à-dire le metteur en scène.
Mais un lien, lien ici de création véritable, pas simplement de création d'imaginaire potentiel, ne peut être créé seulement si on lui laisse de la place. L'Autre n'acceptera jamais de ne pas avoir la place d'exister. Il faut alors un creux, une ouverture, pour qu'un nous advienne, mais pour que soi et l'autre s'y retrouvent aussi. Étrange chose que la création ! On ne créé jamais que par et pour soi. Et quand la création est finie, c'est l'artiste qui meurt (Roland Barthes), et c'est l'Autre tout à coup qui peut s'en emparer. Mais le metteur en scène laisse-t-il réellement le récepteur s'emparer de son œuvre ? Roland Barthes du fait qu'il y a une vraie drague entre l'auteur et le lecteur. l'auteur dit : aime-moi, et le lecteur dit : je suis celui que tu attendais, tu m'aimes > donc l'auteur meurt mais pas la figure ??? je suis fatiguée...

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